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Agnisākṣi— 5
Enfermement des femmes

Mercredi 4 mai 2011

lalitambika_goddess_ of_ revenge.pdf — The Goddess of Revenge [Pratikāradevatā], dans Lalithambika Antherjanam, Cast Me Out If You Will. Stories and Memoir, Translated and with an Introduction by Gita Krishnankutty, Calcutta, Stree, 1998 (Gender, Culture, Politics, Series editor, Susie Tharu), pp.18–30.

ojha_condition_feminine_ et_ renoncement.pdf — Catherine Ojha, Condition féminine et renoncement au monde dans l'hindouisme. Les communautés monastiques de femmes à Benares, Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, Tome 73, 1984, pp.197–222.

En accès libre sur Persée. Cet article préfigurait Catherine Clémentin Ojha, La Divinité conquise. Carrière d'une sainte, Nanterre, Société d'Ethnologie, 1990

Lalitambika (1909-1985) est mariée à 18 ans en 1927. Elle abandonne pour la première fois en 1932 pour assister à une réunion politique le châle et le parasol qui recouvraient intégralement le corps des femmes Nambudiri quand elles sortaient de leur enfermement dans le gynécée (antaḥpuraṃ). Conséquences sévères de cette transgression: elle doit quitter la maison de ses parents qui hébergeaient le jeune couple et ses trois enfants.

Toute femme Nambudiri, encore à cette époque, qui enfreignait les règles d'enfermement pouvait être poursuivie devant un tribunal (smārttavicāraṃ) et éventuellement chassée de sa famille et de sa caste (mendiante sur les routes). Trois formes de révoltes sont historiquement observées dans la première moitié du XXe siècle. L'engagement politique d'abord, qui conduit Lalitambika à soutenir les mouvements de réforme (contre le système matrilinéaire, contre l'enfermement, etc.) et de libération (Gandhi) et à poursuivre une carrière d'écrivaine et de militante. Le renoncement ensuite, qui conduit à prendre la route, devenir brahmacāriṇī sous la houlette d'un guru (trajectoire décrite dans l'article de Catherine Ojha) et, exceptionnellement, yoginī comme Devakî. Tout aussi exceptionnelle est la révolte qui conduisit Kuriyedathu Tatri à se faire courtisane pour se venger de son mari: voir La Déesse de la vengeance qui commémore en 1938 ce fait réel survenu en 1905.

Voir dans Wikipedia: Smarthavicharam