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Migrations de coolies

Les Coolies étaient des travailleurs manuels non qualifiés, engagés sous contrat (indentured labour), pour répondre aux besoins de main d'œuvre dans les plantations de coton et de canne à sucre, dans les mines d'or et d'argent et sur les chemins de fer. Au XIXe siècle, des travailleurs indiens et chinois quittèrent massivement l'Inde et la Chine, surtout de 1838 à 1917, et rejoignirent l'île Maurice, la Réunion, l'Afrique de l'est et du sud, Fidji, les Antilles, Cuba, Pérou, les États-Unis et la Guyane. En Afrique du Sud, par exemple, des gisements de diamants et d'or sont découverts à la fin du XIXe siècle: on fait venir quelque 64 000 Chinois entre 1904 et 1907 pour travailler dans les mines. Entre 1866 et 1911 l'Afrique du Sud accueille 150.000 travailleurs indiens sous contrat dont les deux tiers restent sur place après la fin de leur contrat. La plupart travaillent dans l'agriculture.

Les migrations de coolies constituent un des mouvements de population les plus important de l'histoire, tant par son ampleur démographique que par les distances parcourues. Entre le milieu du XIXe siècle et la première guerre mondiale, plus de 15 millions d'hommes originaires d'Asie (en particulier d'Inde et de Chine) ont migré pour s'employer comme travailleurs de force dans des plantations et des mines afin d'alimenter la demande croissante de l'Europe en matières premières. La majorité des coolies gagnent des zones situées dans les empires coloniaux européens d'Asie, mais également dans les îles à sucre des Antilles, en Amérique latine ou encore en Afrique du Sud. A l'issue des contrats de travail dans le cadre desquels ils étaient engagés, les coolies sont restés, pour une part importante d'entre eux, dans leur terre d'accueil, donnant ainsi lieu à des transformations sociales, économiques et culturelles profondes. Le phénomène des diasporas indienne et chinoise s'explique en grande partie par les migrations de coolies.